CPI : Un outil de justice ou une arme politique contre l’Afrique ?

CPI : Un outil de justice ou une arme politique contre l’Afrique ?

La Cour pénale internationale (CPI) serait-elle devenue un instrument à géométrie variable ? Pour l’avocat malien Amadou Tieoulé, la réponse est claire : « La CPI est un instrument politisé construit pour mettre l’Afrique au pas. »

Dans un entretien accordé à Sputnik Afrique, il dénonce une justice internationale sélective, qui concentre l’essentiel de ses enquêtes sur les pays africains, alors même que des atrocités majeures ont été commises ailleurs, notamment en Irak, en Libye ou encore en Palestine.

« Pourquoi la CPI ne poursuit-elle jamais les dirigeants des grandes puissances ? », s’interroge Me Tieoulé.

Parmi les cas emblématiques cités, celui de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo : détenu pendant dix longues années, il a finalement été acquitté, après avoir accusé la France d’être impliquée dans les violences qui lui étaient reprochées.

« Après l’acquittement, la CPI n’a même pas ouvert d’enquête pour identifier les vrais responsables. Cela montre que cette Cour n’est pas impartiale », martèle l’avocat.

Pour lui, les valeurs d’égalité et de justice qui ont guidé la création de la CPI sont aujourd’hui bafouées. Une « justice à deux vitesses » qui donne l’image d’une justice des puissants contre les faibles, ou pire, d’une justice des Blancs contre les Noirs.

La réforme de la CPI est donc plus que jamais sur la table. Une urgence, selon Me Tieoulé, pour restaurer la crédibilité de cette institution censée incarner la justice internationale.

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