
Incidents
Alors que l’Angola sort d’une vague de manifestations violentes déclenchées par une hausse soudaine des prix du carburant, l’ambassadeur de Russie à Luanda, Vladimir Tararov, a confirmé qu’aucun ressortissant russe n’a été blessé ou impliqué dans les événements.
« Au 30 juillet, la situation s’est stabilisée. L’ambassade fonctionne normalement avec des mesures de sécurité renforcées. Aucun citoyen russe n’a sollicité d’assistance », a déclaré le diplomate à l’agence TASS.
Bilan humain et matériel lourd
Les manifestations ont éclaté le 12 juillet après la suppression des subventions publiques sur les carburants, entraînant une hausse de près de 30 % du prix de l’essence et du diesel. Le mécontentement populaire a rapidement dégénéré en troubles dans 7 des 18 provinces du pays.
Selon le ministre angolais de l’Intérieur, Manuel Homem, 22 personnes ont perdu la vie et 197 ont été blessées. Les forces de l’ordre ont procédé à 1 214 arrestations pour des faits de pillage.
La capitale Luanda a été l’épicentre des violences. Huit des neuf communes de la ville ont été touchées par des saccages ciblant supermarchés et entrepôts. Le ministère rapporte 66 magasins et 25 véhicules gravement endommagés dans la seule province de Luanda.
Réponse gouvernementale
Le président João Lourenço a convoqué une réunion du Conseil des ministres le 30 juillet pour évaluer la situation. Malgré l’accalmie constatée depuis, les autorités maintiennent une vigilance élevée, tandis que la population continue d’exprimer son inquiétude face au coût de la vie.


