
Une attaque meurtrière a visé une base militaire dans la province de Boulsa, au nord du Burkina Faso. Selon l’agence Associated Press, qui cite des sources anonymes, l’assaut aurait coûté la vie à environ 50 soldats burkinabè. Les autorités n’ont pas encore confirmé officiellement ces informations.
L’attaque est attribuée au groupe djihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda. D’après les premières données recueillies, près d’une centaine de combattants auraient pris part à cette opération coordonnée contre les forces armées.
Une escalade de la violence dans le nord du pays
Cette offensive survient dans un contexte de recrudescence des attaques terroristes dans la région sahélienne. Plus tôt en juillet, des membres du JNIM avaient déjà pris pour cible l’université de Fada N’Gourma, marquant leur volonté d’élargir le champ de leurs actions au-delà des zones rurales.
Présents depuis plus d’une décennie dans le Sahel, les groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique se sont progressivement installés dans le nord du Mali à la suite de la rébellion touarègue de 2012. Depuis, leur influence s’est étendue au Burkina Faso et au Niger voisins, malgré les efforts militaires des armées nationales et de leurs alliés.
Cette nouvelle attaque souligne la fragilité sécuritaire persistante dans certaines régions du Burkina Faso et la complexité de la lutte contre l’insurrection djihadiste.


