
Conflits
Le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) ont franchi une nouvelle étape dans le processus de paix, en tenant à Washington leur première réunion du comité conjoint de suivi de l’accord signé le 27 juin dernier. La rencontre a réuni des représentants de l’Union africaine, du Qatar et des États-Unis, selon l’agence Reuters.
Les discussions ont porté sur les mécanismes concrets de mise en œuvre des engagements pris par les deux parties, notamment le respect de l’intégrité territoriale, l’arrêt des hostilités, et le processus de désarmement et de réintégration des groupes armés non étatiques.
« Depuis avril, un travail considérable a été réalisé et il est en parfaite adéquation avec les objectifs fixés », a déclaré Mossad Boulos, conseiller du président américain pour les affaires africaines, saluant l’élan diplomatique en cours. Il a ajouté qu’une réunion sécuritaire sera bientôt programmée dans le cadre du mécanisme de coordination.
Malgré les progrès sur le plan diplomatique, des sources militaires et diplomatiques ont signalé une forte concentration de troupes sur les lignes de front, notamment du côté du Mouvement du 23 mars (M23) et des milices Wazalendo.
Signé le 27 juin, l’accord de paix engage les deux États à collaborer dans le domaine de la sécurité, à faciliter le retour des réfugiés, à garantir l’accès à l’aide humanitaire et à soutenir le mandat de la MONUSCO. Le 4 juillet, la Chambre des députés du Rwanda a ratifié à l’unanimité le texte, qui attend désormais le feu vert du Sénat.



